L'organisation data
L'organisation data fait aussi bien référence à l'entreprise (ou l'institution) "data-centrée", qu'aux mesures que celle-ci adopte pour devenir data-centrée, c'est à dire mettre la data pleinement au service de sa stratégie et de ses processus décisionnels.
La donnée est un actif de l'entreprise dont la bonne exploitation et, plus, la valorisation, passent par un certain nombre de prérequis. On pense évidemment d'abord à la qualité de la donnée, mais celle-ci n'est qu'un facteur pour établir la confiance dans la donnée. Une bonne connaissance de la donnée, de sa signification, de son cheminement, de sa localisation, des termes de son utilisation et de sa sécurisation, ainsi qu'un vocabulaire commun aux interlocuteurs (liste non exhaustive) sont autant de facteurs essentiels à cette confiance.
Cela implique généralement de formaliser et faire vivre des principes et des responsabilités (la gouvernance de la donnée), à sensibiliser et diffuser une culture et un outillage data auprès de l'ensemble des collaborateurs, à orchestrer un opérationnel et une conduite du changement (la stratégie de la donnée) en appui de la stratégie d'entreprise.
C'est un métier qui me passionne car, auparavant comme Chief Data Officer et désormais comme conseiller des décideurs, il consiste à bâtir des ponts entre la fonction DSI et les différents métiers et fonctions de support (en particulier la conformité), ce qui est le fil conducteur de mes plus de 25 ans de carrière.
Les métiers de l'entreprise et sa bonne gestion, l'architecture d'entreprise, l'architecture data, les processus et les méthodes (socle qualité) de la DSI, la cybersécurité, la supervision de la qualité de la donnée, la protection des données (notamment RGPD) et autres enjeux réglementaires (ex : Bâle 3, Solvency II) sont autant de thèmes qui constituent mon quotidien.