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          Réforme des retraites

          La fin de la solidarité (intergénérationnelle)

          L’annonce de la réforme des retraites se fait de façon devenue typique. Pour commencer, le gouvernement lance une pierre dans la marre pour faire s’estomper les vagues avant la grande finale. Il annonce des grandes lignes, sans aucun détail valable, tout en fixant d’ores et déjà un cadre de discussion que tout le monde semble accepter comme vérité immuable. Ensuite, le gouvernement met en œuvre des réformes non annoncées dans un programme électoral. Les électeurs n’ont donc pas été consultés. Une démocratie se décline autrement.

          Par ailleurs, n’oublions pas qu’un très grand nombre de personnes concernées par la retraite n’ont même pas le droit de vote au Luxembourg, un déficit démocratique criant mais passé sous silence et balayé par des inepties nationalistes. Le rouleau compresseur passe outre, peu importe ce que les électeurs peuvent penser, selon l’idée tristement célèbre de Madame Von der Leyen, que les objectifs politiques ne doivent pas être sujet à modification par la volonté des peuples. Le ton est donné.

          « Sans réforme des retraites, le système va aller dans le mur. Le système ne pourra plus être maintenu, faute d’argent. » Voilà qui est dit.

          Or, on nous dit cela depuis plus de quarante ans, et si c’était vrai….. nous aurions dû heurter le mur depuis longtemps, non? Or, le système tient. Toujours, de façon empirique : comment le système a-t-il pu fonctionner depuis son invention au milieu du 19? siècle ? Cette question est d’autant plus légitime que les raisons pour lesquelles on nous raconte que le système n’est plus viable (augmentation de la longévité, évolution démographique…) ont toujours existé depuis sa mise en place.

          L’espérance de vie a (presque) toujours augmenté depuis l’industrialisation et le monde est de plus en plus peuplé (hormis les deux guerres civiles du XXè siècle en Europe). Le système devrait être autoportant, non ?

          Or, il y a effectivement un changement important 1 mis en place ces dernières cinquante années qui mine le système des retraites. Vous avez bien lu : mis en place. C’est comme si la politique nous expliquait que la voiture ne roule plus parce que le moteur est grippé, alors qu’elle a volontairement omis d’y mettre du carburant !

          En clair : le système du financement des retraites est caractérisé historiquement par une augmentation des cotisations. Cette augmentation était acceptée et tout à fait possible grâce à l’augmentation de la productivité d’un côté, et, de l’autre, grâce à la redistribution des résultats de cette augmentation de productivité. Ce point est capital.

          Depuis longtemps, les gains de productivité ne sont plus redistribués aux travailleurs, mais drainés dans les poches des entreprises. Historiquement, les gains de productivité dus à la modernisation des processus de production résultaient dans des augmentations de bénéfices, redistribués partiellement aux travailleurs. Cette redistribution a permis une augmentation du niveau de vie et le financement des cotisations retraites … 2.

          Il est vrai que la productivité baisse actuellement, notamment en Europe. Cela est causé par un manque d’investissements, un manque de main d’œuvre qualifiée, à l’augmentation des prix de l’énergie, à l’augmentation des taux d’intérêt … cherchez la faute!

          Réforme des retraites

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